PostHeaderIcon À bas la répression contre les étudiant.e.s et les militant.e.s de l’Union Nationale des Étudiant.e.s Marocain.e.s (UNEM)

WCimXiJQyahinByy2Paa_Moroccans-protest--007+(1)Les Jeunes Anticapitalistes (JAC), contactés par des étudiant.e.s marocain.e.s actuellement mobilisés, ont pris connaissance des politiques répressives mises en place par le gouvernement du Maroc à leur encontre et à celle de leur principale organisation, l’UNEM.

Face aux politiques d’austérité et aux tentatives de rompre la gratuité de l’enseignement supérieur par la mise en place de frais d’inscription importants, les étudiant.e.s marocains ont répondu de la meilleure façon qu’il soit : la mobilisation. Mais confronté au refus de ses réformes, le gouvernement essaye d’intimider le mouvement par la répression violente des luttes et l’emprisonnement de dizaines de militant.e.s, faisant obstacle à la liberté des pratiques syndicales, culturelles et artistiques. Plus particulièrement, c’est l’UNEM qui est aujourd’hui sous le coup d’un procès judiciaire impulsé par l’Etat pour confisquer…rien moins que son siège central ! Ainsi, c’est tout bonnement la liberté d’association des jeunes marocains qui est en train d’être liquidée, dans ce nouvel acte de la dictature de Mohammed VI. Une dictature qui jouit du soutien du gouvernement belge, au nom des intérêts capitalistes et de considérations géopolitiques (notamment pour les expulsions des sans-papiers marocain.e.s). Le Maroc qui n’hésite pas à bafouer les droits humains et à torturer, notamment avec le belgo-marocain Ali Aarrass toujours emprisonné par le régime avec la complicité de l’Etat belge.

Cette réponse par le bâton est à peine surprenante à quelques semaines des mobilisations spontanées qui ont fait suite à la mort de Mouhcine Fikri, ce vendeur de rue happé par une benne à ordure en octobre dernier, alors qu’il tentait de s’opposer à la saisie de ses marchandises par la police. Déjà à l’époque, les mobilisations avaient eu à faire face aux forces de répression de l’Etat marocains.

Les JAC apportent leur plein soutien aux étudiant.e.s marocain.e.s mobilisé.e.s et dénoncent toutes les tentatives d’intimidation du mouvement et de ses membres. Une marche nationale est organisée le 25 décembre à l’occasion du 60ème anniversaire de l’UNEM pour dire :

- Bas les pattes devant l’UNEM !
- Stop à la répression des militant.e.s et liberté pour tou.te.s les détenu.e.s !
- Gratuité des universités et enseignement laïque de qualité !

Une pétition a été crée pour soutenir nos camarades. Pour signer, cliquez ici ! Nous suivons de près l’évolution du mouvement et des pratiques gouvernementales allant à leur encontre, convaincus que les étudiant.e.s en lutte ne se laisseront pas désarmer et resteront déterminé.e.s jusqu’à la victoire !

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